15 conseils pour un voyage en auto-stop réussi

15 conseils pour un voyage en auto-stop réussi

Il serait possible d’affirmer – sans prendre de grands risques de se tromper – que tous les voyageurs ont déjà pensé à faire de l’auto-stop au cours d’un ou de plusieurs voyages. Pratique, économique, écologique et permettant de faire de belles rencontres, l’auto-stop présente bien des avantages. Tout le monde ne passe néanmoins pas à l’acte ; la peur prend bien souvent le dessus, non sans l’aide précieuse de nos cerveaux mettant en scène en toute impunité les pires scénarios racontés par les mauvaises émissions d’enquêtes policières sur nos chaînes câblées.
Bref, pour ceux qui se sentent capable de faire confiance à leurs prochains en embarquant dans leur véhicule, voici 15 conseils pour un voyage en auto-stop réussi !

Voyager en auto-stop : trucs et astuces

– Toujours partir avec de quoi boire et de quoi manger pour la journée : on ne sait jamais combien de temps l’on attendra, combien de temps le trajet durera, et où notre conducteur nous déposera… De plus, cela permettra de paraître sympathique en voiture avec un conducteur dont on ne parle pas la langue. Tendre un paquet de chips ou de biscuits, c’est un langage universel de sympathie !
– Prévoir un sac de couchage et éventuellement une tente pour les très longs périples en auto-stop. Il est toujours difficile de prévoir où l’on va dormir.
– Toujours avoir une carte de la région, afin de pouvoir changer son itinéraire au besoin. C’est au voyageur de s’adapter au chauffeur et non l’inverse.
– Eviter le stop dans les villes ! Ca « mord » bien moins qu’en campagne, c’est un fait. Il ne faut pas avoir peur de se rendre en transport en commun dans des zones plus rurales ou du moins, moins fréquentées.
– Penser à lever le pouce sur un emplacement pertinent, c’est-à-dire dans un endroit où les voitures pourront s’arrêter sans danger.
– Attention au look ! Soyons honnête, si le conducteur à l’impression que l’auto-stoppeur qu’il pourrait potentiellement dépanner a l’air de sentir le bouc, ça pourrait le décourager (et on le comprend aisément…).
– Mettre son sac à dos en évidence, cela permet de montrer aux véhicules que l’on est un voyageur et non un itinérant/sans domicile fixe un peu perdu.
– Eviter de fumer en attendant qu’une voiture s’arrête. Les conducteurs non-fumeurs seraient facilement rebutés.
– Sourire, et essayer d’accrocher le regard du conducteur ; un eye contact est parfois le début d’une belle rencontre en auto-stop !
– Ne pas hésiter à accrocher un petit drapeau de son pays d’origine, sur soi ou sur son sac. Si les Français sont réputés râleurs partout dans le monde, nous sommes tout de même globalement très bien vus !
– Penser à avoir un gilet réfléchissant au cas où on se retrouverait à faire de l’auto-stop de nuit. Même si ce n’est pas la meilleure option, cela peut toujours être utile, même en cas de très mauvais temps.
– Ne pas sous-estimer les poids lourds ! Habitués à faire de la route, ils tiennent de longues distances et s’arrêtent peu. De plus, leur grand réseau d’entraide entre routiers et leur sympathie légendaire peuvent parfois être d’une aide très précieuse aux auto-stoppeurs.
– Se sentir à l’aise de finalement refuser si le conducteur qui s’arrête n’inspire pas confiance. Inventer une destination inconnue ou en nommer une beaucoup trop lointaine reste la meilleure option pour se débarrasser d’une personne peut-être mal intentionnée (ou dans le cas de filles seules, annoncer qu’il faudrait attendre son petit ami et son grand frère partis faire pipi…).
– S’asseoir à l’avant lorsque le conducteur est seul ; ce n’est jamais rassurant pour quelqu’un d’avoir un inconnu à l’arrière, hors du champs de vision.
– Avoir des sujets de conversation en magasin ! Si un conducteur s’arrête, c’est qu’il est curieux et ouvert d’esprit, il aura donc envie d’échanger. Si tel n’est pas le cas – mais ça reste rare – il le fera sentir assez rapidement.

Voyager en auto-stop quand on est une femme

Certains auto-stoppeurs aguerris affirment qu’il n’est pas plus dangereux de faire de l’auto-stop que de prendre le métro. Même en cherchant bien, il n’y a pas vraiment de statistiques officiels à avancer. Il est revanche sûr et certain que l’on entend bien davantage parler des histoires malheureuses qui ont mal tournées que des belles rencontres en auto-stop… Pour ceux et celles qui auraient besoin de se rassurer en lisant quelques anecdotes de voyageurs en auto-stop, voici quelques liens vraiment pertinents sur le sujet :

> Jérémy et son tour du monde de 5 ans et demi en stop : www.tour-du-monde-autostop.fr
> Astrid et ses « histoires de tongs » autour du monde et en auto-stop : www.histoiresdetongs.com/category/thematiques/autostop/
> Anick-Marie, la Québécoise expérimentée : www.globestoppeuse.com
> Le périple de Sarah et Emily de Paris à Moscou, pour se rendre au concert de U2, raconté sous forme de websérie en 12 épisodes : www.leblogdesarah.com/paris-u2-moscou-diffuse-en-web-serie-sur-internet/
> Aurélie et Sandra, et leurs voyages en auto-stop à travers l’Europe : www.lesptitespoucettes.com

Crédit photos :
Photo à la une : mx. / Foter / CC BY-NC-SA
Homme assis : Kinokii / Foter / CC BY-NC-ND
Femme USA : jjay69 / Foter / CC BY-NC-SA

Written by Anne

Voyageuse, amoureuse des mots, de l'image et des autres humains en général, Anne a rejoint l'équipe Zip World après avoir pris le temps de voyager autour du monde en 2013 à la rencontre des Français de l'étranger, dont elle livre les portraits sur son blog personnel : www.allervoirailleurssijysuis.fr

2 Commentaires

  1. vincent

    Oui alors pour le stop si vous êtes deux mecs, ça fonctionne quand même moins bien que tout seul ou bien que si vous êtes une femme.
    Aussi, après avoir attendu de lonnnnngues heures en Australie en stop (on a fait toute la côte de Cairns à Sydney), on a remarqué que plus de gens s’arrêtaient quand on avait l’air dépités plutôt que lorsqu’on tendait un large sourire 🙂
    Voilà voilà pour nos conseils de backpackers !!!

    1. Anne

      Merci Vincent pour ce retour d’expérience ! Effectivement, il n’y a pas de « règles » applicables à tous, à toutes les situations, et à tous les coins du globe… Tant mieux si l’air dépité fonctionne lorsque le sourire ne fait plus son effet 🙂 A bientôt !

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *