Bénévolat, volontariat : comment se rendre utile en voyageant ?

Bénévolat, volontariat : comment se rendre utile en voyageant ?

Bien des voyageurs en partance pour un tour du monde ou un voyage au long cours se sont posé la question, qui est indéniablement une excellente question, une question honorable, en bref, une question qui mérite amplement sa réponse ! Il est souvent difficile de trouver des réponses claires dans la jungle qu’est Internet, nous allons ici tenter de démêler tout ça.

Tout d’abord, une première question se pose ; quelle est la différence entre bénévolat et volontariat ?

En France, le bénévole n’a pas de statut juridique. Il s’agit avant toute chose d’un engagement libre, sans obligation horaire et surtout sans contrepartie financière ou de toute autre nature. Le bénévole n’est soumis à aucune subordination juridique (il n’a pas de contrat de travail) ; il ne peut donc recevoir d’ordre ou être sanctionné. Le bénévole peut mettre un terme à son engagement quand il le souhaite, mais doit bien évidemment respecter les statuts et règles de l’association, et observer les règles de sécurité propres au domaine d’activité. Souvent, le bénévolat concerne des associations sportives, culturelles, sociales, généralement de petites envergures ou alors des associations de renommée comme Les Restos du Coeur, Emmaüs, l’Armée du Salut, etc.
Contrairement au bénévole, le volontaire en France a un statut juridique ouvrant sur plusieurs avantages (contrat, couverture sociale, indemnité…) tout en ayant un véritable engagement à respecter ; celui d’une présence à temps plein pour une durée déterminée. Très prisés pour leurs avantages, il est à noter que les postes de volontariat à l’étranger et régis par les lois françaises (on parle notamment des VIE/VIA, SVE, VSI, etc) se font rares. Autre point important, l’indemnité offerte ne peut être un salaire (cela peut être en revanche une « indemnité de subsistance », soit un montant assez modique). Les missions de volontariat correspondent souvent au service civique, aux VIE (Volontariat International en Entreprise), VIA (Volontariat International en Administration), SVE (Service Volontaire Européen), VSI (Volontariat de Solidarité Internationale), etc.

Être bénévole ou volontaire ?

Dans la réalité des faits, lorsque l’on veut se rendre utile en Bolivie ou au Cambodge (dans de petites associations locales et non dans des organismes proposant des VIE ou VIA), il s’agit bien souvent d’un savant mélange de bénévolat et de volontariat. Lorsque l’on veut aider pour un laps de temps assez court (quelques semaines, quelques mois), les missions relèvent plus du bénévolat dans la mesure où il n’est pas possible d’être indemnisé (pour des raisons juridiques, cela devient sinon du travail illégal dans le cadre d’un voyage avec un visa touristique), mais peut aussi s’apparenter à du volontariat dans la mesure il y a souvent une contrepartie comme l’hébergement et la nourriture. Cela donne naissance à type relativement particulier de volontariat, que l’on appelle « volontariat hors cadre », c’est-à-dire qu’il n’est pas protégé par la loi française et s’apparente alors à un échange de services ou à de l’entraide.

Comment choisir sa mission ?

Le réflexe de toute personne désireuse d’aider, c’est de se tourner vers les grandes structures aux sites Internet bien faits qui sortent tout en haut dans les résultats Google, et qui inspirent ainsi généralement confiance. Mais il faut savoir que nombreux de ces organismes réclament des sommes assez importantes pour pouvoir offrir son aide (de l’ordre de plusieurs centaines (milliers, parfois) d’euros). Si certains parlent là de volontourisme et d’arnaques, chacun voit cela dit midi à sa porte ; et au-delà de ces considérations-là – aussi importantes soient-elles – ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas payer ces sommes importantes peuvent bien évidemment se tourner vers des solutions plus abordables. Les sites de France Volontaires et de La Guilde sont des sites-ressources très importants. D’autres missions séduisent également les voyageurs, nous en avions déjà parlé dans notre article « Travailler pendant un tour du monde : bon plan ou mauvaise idée ? » ; des missions bien souvent choisies parce qu’elles permettent d’économiser les nuits en auberge ou en hôtel. Il s’agit des sites WWOOFing, HelpX, ou Workaway. Au-delà de l’économie réalisée et derrière le choix de ces options-là, davantage considérées comme des sites permettant l’échange de services que le véritable volontariat, il faut qu’il y ait une réelle envie d’aider.

Ce sujet est un vaste chantier méritant une réelle motivation, une implication importante, de la recherche, et bien évidemment, une véritable envie de se rendre utile sans rien attendre en retour. Alors, prêt à partir ? N’hésitez pas à nous faire part de vos expériences de bénévolat/volontariat en commentaire !

Crédit photo : www.allervoirailleurssijysuis.fr

Written by Anne

Voyageuse, amoureuse des mots, de l'image et des autres humains en général, Anne a rejoint l'équipe Zip World après avoir pris le temps de voyager autour du monde en 2013 à la rencontre des Français de l'étranger, dont elle livre les portraits sur son blog personnel : www.allervoirailleurssijysuis.fr

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