Faire son sac pour partir en voyage

Faire son sac pour partir en voyage

En préambule à cet article, il me semble primordial de préciser que lorsque je parle de « faire son sac », je parle d’un sac à dos de backpacker (de 40 à 70L, selon les besoins de chacun), pour un voyageur désireux de voyager le plus léger et efficacement possible.
Voyageur ou voyageuse en valise géante à roulettes (avec vanity case à part), tu ne te sentiras peut-être point concerné(e) par l’article qui suit.

J’aurais pu appeler cet article « commencer à préparer son sac pour partir en voyage, s’asseoir parterre et pleurer », mais non. Parce que faire son sac pour partir en voyage peut presque devenir un jeu d’enfant si l’on respecte quelques règles d’or. Les voici :

1. Faire ses adieux à sa garde-robe

Avant toute chose, il faut bien prendre conscience d’un point très important : en voyage, tu n’auras plus jamais l’opportunité d’hésiter et de choisir tes vêtements le matin. Tu prendras ce qu’il y a (c’est-à-dire pas grand chose) et surtout, ce qui est le moins enfoui au fond de ton sac. C’est ainsi que tu pourras être habillé(e) très souvent pareil, mais on s’y fait vite, et ce gain de temps matinal s’avère être au final plutôt bénéfique.
Tu ne feras donc pas ton sac à dos comme tu préparais ta valise pour aller chez Mamie Alberte. On ne compte donc pas 1 culotte par jour de voyage ; on oublie les « je vais prendre ce tee-shirt blanc de soirée, au cas où il y a une soirée blanche quelque part, hihi ! ». Que tu voyages 1 mois ou 1 an, pars du principe que tu pourras laver tes vêtements tous les 5 jours environ, cela te donnera une indication sur le nombre de sous-vêtements à emporter. N’oublie pas que porter le même tee-shirt plusieurs jours d’affilée n’a rien de dramatique, et qu’un pantalon de rando transformable en short est certes moche, mais extrêmement pratique.

2. Bannir les « au cas où » et autres « on ne sait jamais » de son vocabulaire

…Et oui, sinon tu emportes ta maison entière, mon ami. Parce qu' »on ne sait jamais », tu pourrais avoir besoin d’un moule à gâteau pour faire un cake au chocolat à tes hôtes boliviens, ou d’un restant de feu d’artifice du dernier 14 juillet pour utiliser en signal de détresse en cas de grand danger.
Je prenais l’exemple précédemment de ta petite tenue seyante pour sortir dans les discothèques du bout du monde, mais cela fonctionne pour absolument TOUTES les fringues. On ne sait jamais, non, c’est vrai. Mais moi, ce que je sais, c’est que tu trouveras tous types de vêtements dans tous les pays du monde pour te sauver la mise au moment voulu.

3. Optimiser le rangement dans le sac à dos

Le roulement de vêtement (pas en boule, hein) est la technique la plus connue. Tu plies d’abord ton tee-shirt normalement, puis tu le roules, comme lorsque tu roules une crêpe après avoir mis du Nutella, tu sais ?
Il y a aussi les chaussettes planquées dans les chaussures. Ca peut paraître idiot, mais même l’espace d’une paire de chaussettes gagné, ça peut être une grande victoire sur l’avenir du rangement de ton sac à dos.
N’hésite pas à organiser ton sac par « mini-sacs ». Tu en trouveras par exemple chez Décath*** chut chut pas de nom. Cela permet d’avoir un sac à vêtements propres, un autre à vêtements sales, encore un autre avec seulement les sous-vêtements, etc. Ce petit côté psychorigide de l’organisation permet tout d’abord d’avoir un sac équilibré en termes de répartition de poids (tu n’auras pas 1 chaussure qui traîne en bas au milieu des tee-shirts et 1 autre en haut avec les pantalons). Cela permet ensuite de savoir exactement où sont chacune de tes affaires et évite de tout vider pour juste prendre ton maillot ou ton k-way.
Concernant la trousse à pharmacie, le petit truc connu de tout backpacker, c’est de retirer les médicaments de leurs boîtes pour gagner de l’espace et de les ranger (avec leur notice attachée à la plaquette par un élastique) dans des sachets type sacs de congélation. Cela à le mérite de les protéger de l’humidité. Attention cependant à l’écrasement dans le sac, mieux vaut leur trouver une place de choix.
Le dernier point à prendre en compte, c’est la répartition du poids DANS le sac à dos. Généralement, ce que conseillent les magasins spécialisés, c’est de mettre des choses légères au fond du sac (contrairement à ce que l’on aurait tendance à penser), et les poids les plus lourds le long du dos.

Faire son sac à dos

4. Adapter ses vêtements à son type de voyage

Cela peut paraître évident. Si on fait un tour des îles du Pacifique, doudounes et autres vêtements chauds seront superflus puisque maillots de bain et poom poom shorts seront l’essentiel du bagage.
Mais pour ceux qui, par exemple, font un tour du monde et qui fouleront le sable des plages polynésiennes, qui grimperont à 5.000 mètres d’altitude en Bolivie, qui visiteront Bangkok à pieds en pleine mousson, ou qui feront un trek de 15 jours au Népal, la tâche se complique. Il faut donc trouver de bons compromis, comme des vêtements techniques qui ont l’excellent avantage d’être légers et compacts. Il existe pléthore de marques proposant des produits à des prix plus ou moins exorbitants, car il faut l’avouer, le plus dérangeant dans ces vêtements, c’est leur prix. Il faut donc savoir faire un bon mix de vêtements techniques/ vêtements classiques pour atteindre le bon ratio espace/ poids/ prix dans le sac à dos. Tout dépend des goûts, budget, et taille/poids souhaités du sac à dos au final, de chacun.

5. Ecouter les retours de ceux qui ont voyagé avant vous

Comme je fais moi-même partie de ces gens qui ont voyagé avant vous, je me permets de vous partager le contenu de mon sac à dos (40+10L) tel qu’il était au départ et de vous faire un petit débriefing post-retour.
A noter que ce sac à dos était un sac à dos pour un tour du monde de 10 mois à travers l’Amérique du Sud (jusqu’à 5.000 mètres d’altitude en Bolivie), les USA en plein été, la Polynésie et l’Océanie en « hiver », et l’Asie pendant et après la mousson. Je suis donc passée par tous types de climat mais n’ai fait aucun trek nécessitant des vêtements ou accessoires vraiment très spécifiques.

Vêtements :
– 1 doudoune en plumes compressible (d’une marque de vêtements techniques). J’en ai été ravie du début à la fin, elle m’a vraiment sauvée la vie plus d’une fois, notamment en Bolivie, au Pérou, en Indonésie (altitude).
– 1 veste coupe-vente, fine, légère, déperlante (d’une marque de vêtements techniques aussi). Utile mais pas du tout indispensable. Je l’ai troquée par un sweat à capuche acheté aux USA qui m’a ensuite servi aussi bien de pull que de veste par la suite.
– 1 k-way simple. Indispensable, évidemment.
– 1 paire de chaussures de marche basses. Indispensable si tu marches dans la nature, même un peu. 
– 1 paire de Converse. Indispensable pour marcher en ville, pour se sentir à l’aise. J’ai même dû en racheter en cours de route !
– 1 paire de tongs. Indispensable pour la plage, pour les grosses chaleurs et pour faire respirer ses petits pieds, mais aussi pour les douches sales, ou pour servir de « pantoufles » dans les hostels.
– 1 collant + 1 haut thermiques (d’une marque de vêtements techniques). Cela m’a uniquement servi 2 ou 3 fois en Bolivie quand il a fait très froid en altitude.
– 1 pantalon transformable en short. Pas indispensable mais très utile ! Je l’ai surtout utilisé en Amérique du Sud pour les quelques randos que j’ai faites.
– 1 tee-shirt technique en micro-fibres pour les randos. Je ne l’ai absolument jamais mis.
– 1 short en jean et 1 jean. La base de ma garde-robe de voyage, ils m’ont évidemment été indispensable. Le jean surtout en Australie car j’y étais en hiver (il ne faisait pas chaud le soir), ainsi qu’au Népal et à Hong-Kong (plein hiver).
– 4 tee-shirts/débardeurs. J’en ai jetés et rachetés en route.
– Des sous-vêtements pour 5 jours (+ 1 paire de chaussettes chaudes). Ce fut parfait.
– 1 maillot de bain. Pas eu besoin de plus !
– 1 foulard et 1 paire de gants fins. Les gants ne m’ont servis qu’en Bolivie. Le foulard m’a servi d’écharpe notamment.
– 1 pyjama. Evidemment indispensable…
– 1 petit pull fin. Je l’ai beaucoup porté, jusqu’à ce que j’achète mon sweat à capuche aux USA.

Hygiène :
– Médicaments. De toute ma liste, je n’ai utilisé que quelques Doliprane & Spasfon, mais j’ai eu la chance de ne pas tomber davantage malade !
– 1 serviette en micro-fibres. Indispensable (douche & plage), elle prend peu de place et sèche très vite !
– 2 savons de Marseille (pour la lessive). J’ai rapidement acheté du savon liquide pour lavage à la main, plus efficace à mon goût…
– Shampoing, savon, déo, brosse à dents, dentifrice…. Que j’ai racheté au fur et à mesure du voyage. On trouve tout cela partout.
– Brosse, mini-miroir, rasoirs, coupe-ongles, vernis transparent, coton-tiges…. Indispensable aussi, évidemment.
– Lingettes nettoyantes. Je n’en ai pas racheté en cours de voyage.

Divers :
– 1 couteau-suisse. Très peu utilisé.
– Des couverts. Jamais utilisés.
– 1 moustiquaire. Jamais utilisée.
– 1 carnet + des stylos. Indispensable !
– 1 lampe frontale. Indispensable en particulier lorsque je dormais en dortoir !
– Fils et aiguilles. Peu utilisés.
– 1 paire de lunettes de soleil. Indispensable…
– Des sacs hermétiques pour protéger des trucs de l’humidité ou de la poussière. Très utiles !
– 1 cordelette pour étendre mon linge. Indispensable.
– 2 cadenas à code. L’un s’est cassé, j’ai fait avec un seul et ça m’a été suffisant et… indispensable.

Evidemment, cette liste peut-être tout à fait différente en fonction des besoins ou des pays visités. Certains voyageurs m’ont déjà confié que leur moustiquaire leur avait été d’un grand secours en Asie du sud-est. D’autres utilisent régulièrement couverts et couteau-suisse. Tout dépend de la façon de voyager de chacun. Mais ce qui est à garder en tête absolument, c’est que dans les pays où le tourisme est un minimum implanté, tout se trouve sur place.

N’hésite pas à réagir en commentaire ou à poser des questions ! Et bon sac 🙂

Crédit photos :
© www.novo-monde.com (www.facebook.com/novomonde // twitter.com/novomonde)

Written by Anne

Voyageuse, amoureuse des mots, de l'image et des autres humains en général, Anne a rejoint l'équipe Zip World après avoir pris le temps de voyager autour du monde en 2013 à la rencontre des Français de l'étranger, dont elle livre les portraits sur son blog personnel : www.allervoirailleurssijysuis.fr

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