Les immanquables de Nouvelle-Calédonie

Les immanquables de Nouvelle-Calédonie

Pacifique Sud, plages de rêve, lagon époustouflant, nature luxuriante, paradis insulaire… C’est à tout ceci que l’on pense, lorsqu’il est question de la Nouvelle-Calédonie. Mais si l’archipel peut effectivement s’avérer être une véritable carte postale, il n’en est pas moins un intrigant pays à la culture et à l’histoire d’une richesse insoupçonnée. Si le tourisme de masse est peu présent, c’est pour laisser davantage d’espace à l’authenticité des rencontres que l’on peut aisément y faire avec les habitants. Que l’on passe en Nouvelle-Calédonie dans le cadre d’un voyage autour du monde, ou que l’on y dédie un voyage à part entière, voici quelques incontournables et immanquables pour un séjour réussi en pays kanak.

S’acclimater doucement à Nouméa

Nouméa est un passage obligé pour tout voyageur en Nouvelle-Calédonie, ne serait-ce que parce que l’on y atterrit. Il est évident que l’on ne se rend pas en Nouvelle-Calédonie pour visiter uniquement Nouméa, mais tant qu’à y être, autant pousser la curiosité à découvrir comment y vivent les habitants. S’y promener pour s’imprégner de ses vibrations et du rythme de vie donne un très bon aperçu de l’état d’esprit qu’il faut adopter en débarquant sur l’île ! Le marché de Nouméa et ses 1001 couleurs permettent de se mêler aux locaux et autres visiteurs, entre les étales de poissons frais, fruits et légumes locaux, fleurs fraîchement coupées et artisanat en tout genre. Le centre culturel Tjibaou, quant à lui, mérite un détour pour sa surprenante architecture et pour découvrir l’art et l’histoire kanak, ce qui constitue une très belle entrée en matière pour la suite du voyage.

Centre culturel Tjibaou, NouméaL’architecture atypique du centre culturel Tjibaou (crédit : Eustaquio Santimano)

Explorer les eaux de l’îlot du Phare Amédée

Une journée d’excursion sur l’îlot du Phare Amédée est ce que l’on peut appeler une « activité touristique », mais elle peut valoir le détour pour ceux qui souhaitent observer une faune marine d’exception tout en ne s’éloignant pas trop de Nouméa (24 km, accessible en bateau) et en toute simplicité avec seulement masque et tuba ! La vue sur l’océan depuis le sommet du phare est assez stupéfiante également.

Vue depuis le sommet du phare, îlot d'AmédéeVue depuis le sommet du phare (crédit : Stephan Roletto)

Observer les oiseaux lors d’une randonnée dans le Parc de la Rivière Bleue

Le Parc de la Rivière Bleue se situe au sud de la Grande Terre, île principale de la Nouvelle-Calédonie. On y pratique la randonnée pédestre, le kayak ou le VTT, mais on y vient surtout pour admirer les milliers d’oiseaux habitant les lieux, notamment le célèbre cagou que l’on ne trouve nulle part ailleurs et symbole de la Nouvelle-Calédonie. Le parc recèle bien des trésors en plus de sa faune étonnante ; des piscines naturelles, des forêts d’arbres endémiques, des chutes d’eau, et des vestiges intrigants du passé minier et forestier de la région. Des sorties encadrées sont organisées, ainsi que des nuits en bivouac.

Parc de la Rivière Bleue, au sud de Grande TerreVue panoramique du Parc de la Rivière Bleue (crédit : christophe Masse)

S’intéresser aux trésors de la mangrove

Principalement rendue célèbre pour le très fameux « Coeur de Voh » – cette clairière en forme de coeur ayant servi de photo de couverture pour le livre de Yann Arthus Bertrand – la mangrove de la Grande Terre mérite d’être considérée pour bien d’autres raisons. Parce qu’elle a par exemple un intérêt écologique majeur, parce qu’elle est occupée d’espèces végétales intrigantes, parce qu’elle est habitée par une faune abondante et fascinante, mais aussi et surtout parce qu’elle se doit d’être protégée absolument. Il existe un sentier de randonnée pour admirer la mangrove depuis un belvédère, le départ se fait depuis la petite commune de Voh, justement.

Vue de la mangrove, Grande TerreLa Mangrove (crédit : Sekundo .)

Vivre son rêve insulaire dans les Îles Loyauté

Les Îles Loyauté sont les 4 îles situées à l’est de la Grande Terre ; Maré, Tiga, Lifou et Ouvéa. Si Tiga est la plus petite (10 km2), elle est aussi la moins peuplée (par une tribu de quelque 150 habitants) et ne dispose d’aucune infrastructure touristique ; elle fonctionne par ailleurs sans eau courante ni électricité. Quasiment tout aussi discrète mais plus grande et plus habitée, Maré est un secret bien gardé où l’on ne trouve qu’un seul hôtel, mais quelques autres possibilités d’hébergements au sein de la tribu. Sa nature incroyable, ses eaux limpides et son authenticité, en font pour de nombreux voyageurs une île coup de coeur pour un séjour très « Robinson Crusoé ». Ouvéa, plus petite mais presque autant habitée que la précédente, séduit immanquablement les voyageurs pour ses 25 km de sable blanc, ses couleurs incroyables, son authenticité, et pour ses héritages polynésien et mélanésien très marqués. Deux hôtels (dont un 4*), plusieurs hébergements au sein de la tribu, et un camping permettent d’accueillir les visiteurs, mais attention à la haute saison où tout se remplit très vite ! Pour finir, Lifou, la plus grande des Îles Loyauté, est aussi celle qui offre la plus grande variété de paysages. Du sable d’un blanc parfait de ses plages à ses falaises escarpées, Lifou emmène ses visiteurs de surprises en surprises avec ses spots de plongée incroyables, ses plantations de vanille, sa nature sauvage et bucolique, et ses baies et plages hallucinantes permettant le snorkeling pour découvrir une faune marine époustouflante.

Plage de LifouPlage de Lifou (crédit : Sekundo .)

S’offrir le paradis sur l’Île des Pins

Située au sud-est de la Grande Terre, l’Île des Pins est le paradis des voyageurs, l’incontournable des visiteurs de la Nouvelle-Calédonie. Si certains se demandent que choisir entre l’Île des Pins et les Îles Loyauté, la réponse est « les deux » car elles n’offrent pas la même chose. L’Île des Pins c’est – sans grande surprise – de sublimes plages de sable blanc et fin, mais également un impressionnant coucher du soleil, une stupéfiante rivière de sable en plein coeur de la forêt, une sublime piscine naturelle taillée dans le corail, bordée de pins et habitée par une multitude d’adorables poissons colorés, les ruines d’un bagne du 19ème siècle, aujourd’hui envahies par une dense végétation tropicale. Même si elle figure parmi les plus fréquentées de l’archipel, l’Île des Pins rassemble tout ce qu’un voyageur peut qualifier de paradisiaque. En toute objectivité.

La baie de Kanumera sur l'Île des PinsLa baie de Kanumera sur l’Île des Pins (crédit : Stephan Roletto)

Faire de la plongée sous-marine dans les plus beaux spots de l’archipel

Plonger en Nouvelle-Calédonie est un véritable bijou, et pour cause, c’est dans ses eaux que se trouve le plus grand lagon du monde ! Ses failles, ses épaves, ses massifs coralliens, ses passes, ses cavités et ses grottes font des plongées en Nouvelle-Calédonie des expériences inoubliables pour les débutants comme pour les plongeurs chevronnés. Il existe véritablement de très nombreux spots de plongée, certains très proches de Nouméa (tout à fait adaptés aux plongeurs débutants), d’autres plus éloignés comme la célèbre Aiguille de Prony, au sud de Grande Terre, ou La Fausse Passe de l’Île Verte, Le Grand Coude de Kélé ou encore La Faille de l’îlot Shark, sur la côte ouest. Également, autour de la ville de Koumac, au nord de l’île, une douzaine de sites pour tous les niveaux font la réputation des spots de plongées de l’archipel, en particulier Le trou aux Sharks où il est fréquent de croiser requins gris, requins pointes blanches, thazards, ou carangues, tandis que Eagle paradise offre de très belles opportunités d’admirer des raies-aigles, le long de la barrière de corail. Parmi les plongées les plus réputées de Nouvelle-Calédonie, on compte également La cathédraleLa pointe aux cachalots, ou encore Donga Hiengha, dans le coin de Hienghène, sur la côte est, mais également plusieurs sites autour du Récif de Poindimié, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Bien évidemment, on ne pourrait pas parler de plongée sous-marine en Nouvelle-Calédonie sans évoquer les spots de rêve que comptent l’Île des Pins ou Lifou. Tout à fait incontournable !

Plongée sous-marine en Nouvelle-CalédonieGorgones des fonds marins de Nouvelle-Calédonie (crédit : Thierry Baboulenne)

Goûter à la cuisine locale, savant croisement de saveurs

Tout l’intérêt de la cuisine de Nouvelle-Calédonie se situe précisément dans le fait qu’elle est composée d’un mélange de cultures. À cheval entre les traditions culinaires kanakes, chinoises, japonaises, antillaises, australiennes, polynésiennes, on peut manger du poisson cru en sashimi, comme du boudin antillais, des desserts tahitiens et des collations très anglo-saxonnes. Évidemment, la Nouvelle-Calédonie, comme de très nombreuses îles du monde, permet de déguster des produits de la mer exceptionnels et des fruits tropicaux directement tombés de l’arbre. Un délice pour les papilles ! Mais il faut bien évidemment goûter au « bougna », qui est sans équivoque LE plat traditionnel de Nouvelle-Calédonie (ragoût de viande ou de poisson cuit à l’étouffée dans des feuilles de bananier), héritage de la tradition mélanésienne. Y goûter dans les tribus de la Grande Terre et des îles ajoute bien de la magie à l’expérience, car il s’agit d’un plat familial à l’histoire ancestrale. Bon appétit ! …Et bon voyage au coeur de la magie !

Crédit photo à la une : Traveloscopy via Foter.com / CC BY

 

Written by Anne

Voyageuse, amoureuse des mots, de l'image et des autres humains en général, Anne a rejoint l'équipe Zip World après avoir pris le temps de voyager autour du monde en 2013 à la rencontre des Français de l'étranger, dont elle livre les portraits sur son blog personnel : www.allervoirailleurssijysuis.fr

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