Vol long-courrier : comment ne pas sentir passer les longues heures dans les airs ?

Vol long-courrier : comment ne pas sentir passer les longues heures dans les airs ?

Un vol long-courrier, parfois un océan à traverser, et la perspective de plusieurs heures, coincé dans un fauteuil taille Playmobil où notre seule possibilité de mouvement se résume à faire 4 pas dans un étroit couloir amenant à des toilettes confinés.

Les 6 règles d’or à suivre pour ne pas songer à se défenestrer par la porte arrière gauche de l’appareil :

1. Prévoir le coup

Prendre un sac à « affaires d’avion ». Cela embête avant d’embarquer, mais une fois dans le bel oiseau d’acier, on est bien heureux d’avoir toutes ces petites choses très pratiques :
Stylo : pour remplir la fameuse fiche d’entrée sur le territoire et ne pas avoir à attendre que l’hôtesse t’en amène un (elle va t’oublier)
Pull + chaussettes : parce que la couverture polaire gracieusement prêtée par la compagnie est beaucoup trop petite pour couvrir TOUT le corps
Ecouteurs : la compagnie en prête, mais il existe des gens très à cheval sur les écouteurs. Ceux là disent que l’on n’écoute pas de la musique avec n’importe quoi. Et puis généralement, ils mettent un peu de temps à les distribuer, alors si tu veux commencer ton film en pole position, pense à prendre tes propres écouteurs
Un livre (roman, sudoku, mots fléchés, ou les 3 !) : parce qu’au bout du 8ème film, il faut pouvoir varier les plaisirs
Oreiller d’avion : pour mettre toutes les chances de ton côté
Brosse à dents et dentifrice : pour garder un semblant de dignité
Bouteille d’eau : histoire de ne pas avoir à enjamber tous tes voisins pour un malheureux verre d’eau
Carnet ou feuilles blanches : car arrive un moment (pour les vols de plus de 13h) où tu commences à devenir un peu fou, et dessiner ou écrire peut s’avérer être un bon exutoire

Vol long-courrier : prévoir son bagage à main

1bis. Prier avant d’embarquer pour ne pas avoir de voisin d’avion et ainsi pouvoir s’étaler, voire s’allonger, sur le siège d’à côté…

2. Accepter le verre de vin avec le repas

Question de principe ! Qu’importe la couleur, pourvu qu’il y ait l’ivresse que ça aide à dormir.

3. Ne pas baisser tout de suite son siège au maximum

Ce serait une erreur, car comme tu as pu le constater, il ne se baisse pas beaucoup. Il est donc fortement conseillé de le baisser par pallier, pour, au moment ultime de l’endormissement, avoir l’impression que ce dernier pallier était celui qui te rapproche un peu plus de ton lit et de la position allongée à 180° tant rêvée.

4. Garder de bonnes relations avec ton voisin d’avion

Ceci est au cas où le « 1bis n’ait pas fonctionné ». Les raisons sont simples : le voisin d’avion peut prendre ton plateau repas si par malheur tu t’assoupies au moment de la distribution, il peut aussi occuper 5 à 20 minutes de ton temps en discutant de la météo, du dernier trou d’air ou de la dernière fois que son bagage ne l’attendait pas à l’arrivée, il peut aussi faire semblant de dormir au moment où tu as très envie d’aller aux toilettes ; ceci est donc le point  final démontrant qu’il est très utile d’être en bons termes avec ses voisins.

Vol long-courrier : intérieur de l'avion et écrans personnels

5. Copiner avec les stewarts et hôtesses

Pour avoir à boire et à manger en plus, pour discuter en cas d’ennui, voire même pour pouvoir entrer dans la cabine du pilote à la fin du vol. Si si, ça peut arriver.

6. Oublier que l’on est dans un vol long-courrier

Et oui. C’est la base. Mieux vaut penser que l’on se trouve dans un Nantes-Perpignan, ou dans un New York-Montréal, que dans un Hong Kong-Reykjavik.
Rien de plus anxiogène que de compter les heures de vols restantes. D’ailleurs, il est formellement déconseillé de regarder la rubrique « votre vol » de l’écran personnalisé. Ou alors, seulement durant les 2 dernières heures de vol. Là, tu peux. Les 2 dernières heures te paraîtront être des petites minutes mignonnes.

Sur ce, bon vol !
Et n’oubliez pas que peu importe la longueur du vol, l’important est ce que l’on trouve après l’atterrissage (ceci était l’ultime conseil, pour les flippés de l’avion).

Crédit photos :
© www.allervoirailleurssijysuis.fr

 

Written by Anne

Voyageuse, amoureuse des mots, de l'image et des autres humains en général, Anne a rejoint l'équipe Zip World après avoir pris le temps de voyager autour du monde en 2013 à la rencontre des Français de l'étranger, dont elle livre les portraits sur son blog personnel : www.allervoirailleurssijysuis.fr

2 Commentaires

  1. Amine

    Article très sympa!

    Même si je vais éviter de prier que mon voisin embarque pas… elle ne serait pas contente 🙂
    Par contre, ça nr l’empêchera pas de me piquer mon plateau et de parler pendant 5h de la météo 😉

    ++

  2. Xavier

    Article très sympa, mais attention : pas trop d’alcool pour celles et ceux qui ne sont pas à l’aise en avion ! Ca détend quand on est zen, ça accélère le rythme cardiaque et augmente tension artérielle si on est stressé !

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