5 techniques à connaître pour voyager pas cher

5 techniques à connaître pour voyager pas cher

Dans une société où la débrouille est reine, où la magouille – légale bien évidemment – est devenue légion, il peut paraître aberrant de dépenser des sommes folles pour voyager. Cela semble dément, particulièrement dans ces pays d’Asie ou d’Amérique centrale où le coût de la vie est nettement inférieur à celui de la France, mais où pourtant certains organisateurs de « tours » ne se gênent pas pour faire payer le prix fort aux voyageurs apeurés ou peu aguerris.

Bien évidemment, ne rentrons pas dans le cliché de « tous les tours opérateurs sont des voleurs », loin de nous l’idée de véhiculer ce message-là ; reconnaissons par ailleurs que dans certains pays, c’est primordial de faire appel à une aide locale. Il faut en revanche être conscient qu’organiser son voyage seul n’est pas – en fonction des destinations – si compliqué et si dangereux qu’on l’imagine.

Voyager pas cher c’est possible et facile ! On en parlait déjà dans notre article sur les 10 pays les moins chers du monde pour voyager. Voici maintenant les 5 commandements à connaître et à respecter pour voyager moins cher :

1. Prendre conscience d’une chose élémentaire : il n’y a pas de petite économie !

Cela peut paraître évident aux plus rats d’entre nous, mais dans des pays où il est possible de manger copieusement pour 1€50, la petite économie n’existe pas. L’équivalent d’une pièce de 1€ devient alors beaucoup d’argent, contrairement à ce que l’on aurait tendance à penser en France en délaissant cette pièce dans le vide-poche de notre voiture (oui, celle pour le caddie du supermarché…).

2. Opter pour un hébergement gratuit aux 4 coins du monde, mais…

Se loger gratuitement est possible, oui, mais… J’insiste sur le « mais » parce qu’il y en a un. Certains sites comme le célèbre Couchsurfing mettent en relation des voyageurs avec des locaux, ayant un canapé ou une chambre à disposition. Gratuitement. Mais attention, ce système-là est plus qu’une solution d’hébergement type « hôtel gratuit ». Ce système-là met surtout en relation des amoureux de voyages, de découvertes, de rencontres. Inutile d’opter pour cette solution s’il est juste question d’être « logé gratos ». Il va falloir s’ouvrir, échanger, partager. Mais pas de panique, généralement, on en resort encore plus satisfait que si on avait simplement été « logé gratos ».

3. Manger local

Nous n’aurons de cesse de le répéter, LA solution pour voyager pas cher, c’est de manger local. Manger local, cela signifie se diriger vers les lieux de restauration fréquentés par les habitants du pays en question. On oublie les restaurants créés de toutes pièces pour satisfaire les estomacs occidentaux, on se « mélange » à la population locale, quitte à ne pas savoir ce que l’on aura dans son assiette car évidemment, dans ces lieux-là, la carte ne sera pas en anglais et généralement, il n’y aura même pas de carte. Il suffit de montrer du doigt ce qui est présenté sur le comptoir et/ou de s’inspirer de l’assiette de son voisin. C’est d’ailleurs dans ces lieux-là que l’on découvre vraiment la culture culinaire du pays, tout en faisant un bien fou à son portefeuille. Exemple d’un repas complet à Bangkok avec un Coca : l’équivalent d’1,20€. Oups, ça change tout aux dépenses quotidiennes, non ?

4. Utiliser les transports locaux

Une fois sur place, dans le pays, il est sympathique de pouvoir bouger librement d’une ville à une autre et pour ce faire, il existe différents moyens ; il y a les transports touristiques, et notamment les bus ou mini-vans généralement occupés exclusivement par des touristes car jugés plus confortables et plus sûrs. Et puis il y a les transports dits « locaux », occupés par les habitants du pays bénéficiant parfois de peu de moyens. Les véhicules ne sont pas flambants neufs, il n’y a pas la climatisation, on est parfois un peu serrés, mais le prix n’a strictement rien à voir avec les transports touristiques. Quant à l’expérience que l’on vit aux côtés des vrais habitants du pays, c’est évidemment incomparable…

5. Faire du volontariat ou du bénévolat

Pour commencer, clarifions la différence entre le statut de bénévole et de volontaire, car on utilise bien souvent ces termes sans savoir à quoi ils correspondent exactement. Le bénévole ne reçoit aucune rémunération, ni en espèce, ni en « nature ». Mais certains organismes peuvent décider de participer aux frais de transport ou de vie sur place du bénévole. Le volontaire est, quant à lui, indemnisé.
Pour l’un comme pour l’autre, il peut sembler aujourd’hui difficile de trouver des missions, en particulier auprès des enfants en difficulté, triste cliché de la « mission humanitaire » autour du monde (triste, car ce n’est pas l’unique besoin des pays). L’une des clés pour trouver une mission, c’est sans doute d’avoir du temps devant soi. Peu d’organisations seront intéressées par une mission d’1 semaine qui permettrait uniquement au bénévole d’être logé gratuitement. Il faut du temps, de la motivation, un réel engagement, et pas seulement avoir envie de « prendre des enfants mignons dans ses bras ». Plus concrètement, l’envie de voyager à tout prix ne doit pas motiver une mission, c’est plutôt l’inverse. Mais inscrire une mission de durée moyenne ou longue au coeur d’un voyage peut-être une solution pour faire souffler un peu le portefeuille.

✏ À lire à ce sujet : Bénévolat, volontariat : comment se rendre utile en voyageant ?

Et vous, vous avez des techniques pour voyager moins cher ?

Crédit photo : caribb / Foter / CC BY-NC-ND

Written by Anne

Voyageuse, amoureuse des mots, de l'image et des autres humains en général, Anne a rejoint l'équipe Zip World après avoir pris le temps de voyager autour du monde en 2013 à la rencontre des Français de l'étranger, dont elle livre les portraits sur son blog personnel : www.allervoirailleurssijysuis.fr

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