Interview voyageurs : Clémentine et Jérôme et leur tour du monde des hautes altitudes

Interview voyageurs : Clémentine et Jérôme et leur tour du monde des hautes altitudes

Parmi les voyageurs Zip World, certains choisissent des parcours relativement différents de ce que l’on a l’habitude de voir chez les tourdumondistes plus « classiques ». C’est le cas de Clémentine et Jérôme qui parcourent actuellement les routes du monde… en altitude ! Passionnés de nature, d’environnement et de faune, cet itinéraire hors du commun s’est imposé à eux au fur et à mesure de leurs réflexions « pré-voyage » ; avec Zip World, ils ont choisi celui-ci : Paris – Katmandou // New Delhi – Hong Kong – Santiago – Île de Pâques – Santiago – Punta Arenas – Mount Pleasant – Punta Arenas // Mexico – Pointe-à-Pitre – Paris. Ils nous parlent, dans cette interview, de cette réflexion ayant donné naissance à ce parcours, de leur façon de voyager, de ces treks qui rythment leur voyage au quotidien, et de leurs attentes par rapport à ce projet qu’ils mènent à deux.

 

Bonjour Clémentine et Jérôme ! Voulez-vous bien vous présenter à nos lecteurs ?
Nous avons 29 ans tous les deux (30 ans pour Jérôme le 29 mars !) et sommes originaires d’Alsace. Depuis environ 5 ans, nous sommes installés dans l’Ouest de la France dans la région de Poitiers où nous travaillons tous les deux dans le domaine de l’aménagement du territoire et de la protection de l’environnement. Nous partageons notre temps libre entre la randonnée, la photographie et les voyages, à chaque fois que c’est possible… Et c’est souvent l’occasion de faire les deux !

La création de votre itinéraire a-t-elle été compliquée ?
En réalité, le projet et l’itinéraire ont beaucoup évolué au cours de l’année précédant le départ, au fur et à mesure de notre réflexion. Notre projet initial était un trip depuis l’Alaska jusqu’à Ushuaia. Finalement, nous avons assez rapidement renoncé à la partie Amérique du Nord, avec l’idée de nous concentrer exclusivement sur une boucle en Amérique du Sud pendant un an. Nous avons écarté l’Amérique du Nord pour des raisons de budget d’une part, et d’autre part, nous avons vécu tous les deux au Canada pendant 6 mois et sommes assez familiers avec la culture nord américaine (par ailleurs proche de la nôtre). On voulait quelque chose de plus « dépaysant ». Finalement, nous n’avons pas pu résister à la tentation de retourner au Népal, où nous étions allés 3 ans plus tôt pour y faire quelques treks dans l’Himalaya. Et comme nous voulions prendre notre temps, nous avons plutôt opté pour 3 mois en Asie et 7 mois en Amérique du Sud, en longeant la côté ouest le long de la Cordillère des Andes. Ça a donné lieu à pas mal de discussions autour de l’itinéraire !

Sur Saunders Island, Falkland Islands (Îles Malouines)Sur Saunders Island, Falkland Islands (Îles Malouines)

Vous réalisez actuellement un tour du monde ayant pour thème les montagnes et les reliefs. Qu’est-ce qui vous a amené à « thématiser » votre voyage ?
Le fait de thématiser le voyage n’était pas une idée au départ. Nous savions seulement que nous voulions donner une certaine cohérence à notre projet. C’était important pour nous parce que nous ne sommes pas du tout adeptes de ce qu’on appelle le « picorage » ; faire des sauts de puce ultra-rapides qui s’enchaînent les uns après les autres. Ça nous donne le tournis ! On voulait dérouler un fil et prendre notre temps. La thématique s’est un peu imposée d’elle même au fur et à mesure que nous ajustions l’itinéraire. À chaque fois que nous changions une partie de l’itinéraire, c’était souvent au profit d’une zone montagneuse. Et puisqu’on adore la randonnée, les montagnes et les grands espaces en général, un « voyage en relief » ça nous plaisait !

Quelles sont vos étapes principales ?
L’Himalaya tout d’abord, avec la région du Mustang et du Kanchenjunga, au Népal ; puis la région du Rupshu au Ladakh, en Inde. Ensuite, nous avons fait une halte à Hong Kong de quelques jours pour voir des cousins de Jérôme. En Amérique latine, nous nous cantonnons à la côte pacifique de l’Amérique du Sud, le long de la Cordillère des Andes : Chili (Terre de feu, Patagonie, Altiplano), Argentine (Patagonie), Bolivie (Salar de Uyuni et Sud Lípez), Pérou (région des Canyons, Cordillère Vilcabamba et Cordillère Huahuyash), Équateur (volcan Cotopaxi). Pour la suite (Colombie et pays d’Amérique centrale jusqu’au Mexique), nous ne savons pas encore…
Sur le chemin, nous avons prévu quelques îles : Île de Pâques, Terre de feu, Îles Falklands (Malouines), Îles Galapagos et la Guadeloupe pour terminer (pour voir des amis et… prendre des vacances avant de rentrer !)

Franchissement d'un col à 5400 m au Ladakh, IndeFranchissement d’un col à 5400 m au Ladakh, Inde

Comment avez-vous choisi ces étapes ?
Ce qui nous guide prioritairement dans le choix des lieux dans lesquels nous séjournons c’est souvent l’isolement (nous sommes un peu sauvages !), et les grands espaces où nous pouvons nous immerger dans la nature, dans des espaces préservés et nous en mettre plein la vue et plein les gambettes ! Les paysages, la faune et la flore sont nos principales motivations et si on peut découvrir ces zones à pied, doucement, alors c’est encore mieux.

Êtes-vous tous les deux de grands fans des hautes altitudes depuis longtemps ? Quels coins du monde aviez-vous déjà visités (et grimpés) ?
Au départ, nous aimons beaucoup tous les deux la montagne que ce soit pour dévaler les pentes enneigées ou faire de la randonnée le reste de l’année. La famille de Clémentine, en particulier, est très branchée montagne. Depuis l’Alsace, les Vosges sont très proches, et puis le Jura et les Alpes sont facilement accessibles. Ensuite, le goût de l’altitude est venu progressivement depuis notre premier voyage au Népal en 2013. Nous y avions passé notre premier col à 5.200m d’altitude pendant un trek de 14 jours autour du Manaslu. Ça nous a laissé un souvenir impérissable. Lorsque l’on monte en altitude, les conditions sont plus rudes, c’est sûr, mais en même temps, tout se simplifie radicalement et on s’y sent incroyablement bien. Après, il faut préciser que ce sont autant les hautes altitudes que les zones froides et reculées qui nous attirent. On trouve des sensations similaires dans les zones extrêmes, qu’il s’agisse de se rapprocher des pôles (nord ou sud) ou de monter en altitude !
Avant de nous engager dans ce voyage, nous avions visité l’Islande, la Norvège, le Canada, le Népal ; en général pendant un mois, dans la mesure du possible. Nous avions vécu au Canada (au Québec) plusieurs mois durant l’hiver. Nous ne faisons pas vraiment d’alpinisme (pour le moment), on se contente de treks qui nous permettent d’accéder à des zones reculées. Cela dit, l’idée de monter toujours un peu plus haut s’est désormais installée en nous. Et si ce n’est pas un objectif prioritaire pour le moment, l’idée de faire l’ascension d’un 6.000m ne nous déplairait pas !

Lever de rideau sur le Kanchenjunga - NépalLever de rideau sur le Kanchenjunga – Népal

Vous faites donc de nombreux treks au cours de ce voyage, ainsi que d’autres activités sportives ?
Nous sommes très attachés à notre rythme de tortue, c’est important pour nous d’aller doucement, et la marche est de loin le meilleur moyen à nos yeux pour découvrir certaines zones. Nous essayons donc de faire des treks à chaque fois que c’est possible, et nous n’hésitons pas à opter pour des itinéraires longs. L’avantage de voyager pendant un an c’est que nous pouvons largement nous permettre de passer 2 semaines à marcher dans une zone et de recommencer quelque temps plus tard, ailleurs. On n’est pas toujours obligés de choisir, on peut faire un peu de tout ! Nous avons aussi eu l’occasion de faire un peu de vélo mais essentiellement sur des sorties à la journée ; en l’occurrence, nous avons fait la descente du Kardung La (plus haute route carrossable du monde) au Ladakh, ainsi qu’une balade dans les Valle de la Luna et de la Muerte, dans les environs de San Perdro de Atacama (Chili).
La plongée fait aussi partie des découvertes du voyage. Nous avons tous les deux effectué un baptême de plongée sur l’île de Pâques et nous comptons remettre ça aux Galapagos. Arrivés au Mexique, nous souhaiterions passer notre premier niveau pour pouvoir plonger plus facilement à l’avenir.

Plongée dans la baie d'Hanga Roa, Île de PâquesPlongée dans la baie d’Hanga Roa, Île de Pâques

Vous avez absolument tenu à aller aux Îles Malouines, une destination très rarement choisie par les voyageurs « tourdumondistes ». Était-ce un rêve de longue date en ce qui vous concerne ? 
Nous avons découvert les îles Malouines il y a quelques années, lorsque de vieilles photos noir et blanc du grand-père de Jérôme ont refait surface. Ces photos datées de 1935 montrent le grand-père en tenue de matelot au milieu d’une colonie de manchots. Depuis ce moment, les îles ont exercé une forte attraction sur nous. C’est sûrement une des zones au monde des plus « accessibles » pour découvrir la faune antarctique. Un rêve pour nous qui sommes passionnés par la faune sauvage. Alors quand on s’est décidé sur l’Amérique du Sud, on s’est dit que c’était l’occasion ou jamais !

Au milieu des Albatros, Falkland Islands (Îles Malouines)Au milieu des Albatros, Falkland Islands (Îles Malouines)

À ce jour, quels sont les treks que vous avez effectués ?
Au Népal, la traversée du Mustang (12 jours), et les deux camps de base du Kanchenjunga (23 jours). En Inde, au Ladakh, nous avons fait la jonction entre les lac Tso Kar et Lac Tso Moriri (7 jours). En Argentine, les monts Cerro Torre et Fitz Roy dans le Parc national Los Glaciares (3 jours). Au Chili, le trek des Dientes de Navarino (4 jours), le circuit O dans le Parc national Torres del Paine (5 jours), l’ascension du volcan Villarica (1 jour), et la traversée du Parc national Huerquehue (2 jours). Au Pérou, nous avons fait un trek dans le Canyon del Cotahuasi (4 jours) et prévoyons de faire la grande traversée de la Cordillère Vilcabamba en passant par les sites incas de Choquequirao et Machu Picchu (12 jours), ainsi que le tour de la Cordillère Huayhuash (12 jours).

À ce jour, quels sont vos meilleurs souvenirs ?
Il y en a déjà tellement, difficile de faire le tri ! Pour ce qui est des treks, nos expériences en Himalaya étaient absolument magiques, toutes les trois ! Nous gardons un bon souvenir du trek des Dientes de Navarino dans le sud du Chili. C’était très dur mais on l’a fait ! Pour les îles, on a beaucoup aimé l’île de Pâques qui est arrivée à point, après 3 mois en Asie, et puis surtout les îles Malouines pour la faune, la flore, l’isolement. Un grand moment du voyage, chaque soir en se couchant on se pinçait pour être sûr de ne pas rêver. Plus récemment, on a beaucoup aimé le canyon del Cotahuasi, très beau et très authentique, peu touristique et qui offre des tonnes d’opportunités pour le trekking.

Trek des Dientes de Navarino sous la neige, ChiliTrek des Dientes de Navarino sous la neige, Chili

Avez-vous des regrets, ou des choses que vous feriez différemment si c’était à refaire ?
Nous avons passé presque 3 mois au Chili et c’était peut-être un peu long et un peu cher. Quoique… Difficile de dire pour autant que l’on regrette ! On a au moins pu explorer le pays en profondeur.
Ah si, nous aurions inclus notre billet pour les Galapagos dès le départ, si on avait pu !

Qu’attendez-vous de ce voyage ? 
Nous avions l’habitude de voyager sur des durées allant de 2-3 semaines à un mois, et chaque fois nous nous disions que ce serait chouette d’avoir un peu plus de temps. C’était un objectif avant nos 30 ans, avant de passer à une autre étape, peut-être. L’envie de s’immerger, de mieux comprendre les cultures que nous rencontrons, en altitude notamment. L’envie d’apprendre une nouvelle langue (l’espagnol), de se jeter, de se lancer dans une expérience. Mais également l’envie de faire un petit break, après avoir travaillé pendant environ 6 ans depuis la fin de nos études.

Clémentine et JérômeClémentine et Jérôme

Avec quel équipement êtes-vous partis ? Est-il très technique, par rapport à d’autres « tourdumondistes » plus classiques ?
Nous avons opté pour un « bon » équipement de randonnée (solide et léger), qu’il s’agisse du matériel de camping (tente, matelas, duvet, popote, etc.) ou des vêtements. Cela peut signifier un peu d’investissement avant de partir. Pour notre part, cela fait plusieurs années que nous complétons l’équipement au fur et à mesure. C’est important pour nous de connaître notre matériel et de pouvoir compter dessus, ça fait parfois la différence. Pour le reste, nous n’avons pas d’équipement particulier. Une paire de jumelles et du matériel photo, quand même.

Quid de votre budget ? Avez-vous prévu un budget spécial « treks » ?
Nous avons prévu un budget d’environ 1000€/mois/personne. Pour le moment, nous tenons bon avec même une petite marge. Pour les treks guidés avec plus de logistique en Himalaya, nous avions effectivement un budget spécifique. Ces treks étaient particulièrement chers, compte tenu des droits d’accès à certains zones (Mustang par exemple). Environ 3.500€ par personne pour nos 3 treks en Himalaya ! Pour les treks en Amérique du Sud, nous n’avons pas prévu de budget spécial. Nous essayons de tout faire seuls sans guide, et de les contenir dans notre budget mensuel.

Paysage du Mustang, NépalPaysage du Mustang, Népal

En parlant de treks, prévoyez-vous des pauses entre chaque ? Quel est votre rythme ?
Oui, nous faisons des pauses ! Au moins 3 ou 4 jours minimum avant de repartir. Se reposer bien entendu, manger des pâtisseries, laver les habits, réparer des bricoles, trier les photos, mettre notre blog à jour, etc. Notre rythme est très variable selon les zones et les possibilités de trek. Trois treks en 2 mois et demi en Himalaya, et quatre ou cinq « petits » treks en 3 mois au Chili. Par exemple au Pérou, nous venons de boucler un trek de 4 jours et nous repartons pour deux treks de 12 jours chacun. Ensuite il y aura une pause aux îles Galapagos. On ne cherche pas à s’épuiser non plus, il faut rester en forme et se laisser du temps. En ce moment, on a très envie de marcher par exemple !

Quels conseils donneriez-vous à des voyageurs qui voudraient entreprendre un voyage similaire ?
Deux petits conseils modestes : faire très attention à ses affaires dans les terminaux de bus ! Jérôme s’est fait volé un sac à dos au Chili ! Les terminaux de bus c’est classique, ultra-classique…! Et pour ceux qui souhaitent faire des treks un peu en marge des itinéraires classiques, cela se prépare un peu à l’avance, d’après nous. Cela se prépare d’autant mieux depuis la France où l’on trouve parfois plus d’informations et de meilleures qualités, plutôt qu’une fois arrivés sur place.

Partage d'un gâteau alsacien - Kanachenjunga, NépalPartage d’un gâteau alsacien – Kanachenjunga, Népal

Plus on voyage, plus on a envie de voyager ; dans votre cas, ce voyage vous donne-t-il envie de découvrir encore d’autres destinations en altitude ? 
Oui, on a plein d’idées ! Par exemple, nous avons laissé de côté la Bolivie cette fois-ci, pour profiter à fond du Pérou, donc il faudra revenir pour la Bolivie. Nous sommes assez attirés par les zones de montagnes d’Asie centrale : Kirghizstan, Tadjikistan. L’Iran aussi, pourquoi pas. La Mongolie fera partie de nos prochaines destinations. Nous souhaiterions retourner en Islande. Et puis, plus proche, en France, les gorges du Verdon, les Cévennes, le Vercors, etc. Les idées ne manquent pas !

Le retour est pour l’été 2017… Qu’avez-vous prévu pour « l’après » ?
Nous avons prévu un atterrissage en douceur avec une dernière escale en Guadeloupe. C’est déjà la France, et ce sera l’occasion de voir nos amis qui s’y sont installés ! Clémentine a pu bénéficier d’un congé sans solde, elle reprend donc son travail à Poitiers. Et Jérôme… va chercher un nouveau travail ! Nous aimerions aussi prendre un peu le temps de réfléchir à la valorisation que l’on pourrait faire de notre blog, photos et textes.

Pour suivre le voyage de Clémentine et Jérôme, c’est par ici : www.voyageenrelief.wordpress.com

Namaste - Mustang, NépalMustang, Népal
Written by Anne

Voyageuse, amoureuse des mots, de l'image et des autres humains en général, Anne a rejoint l'équipe Zip World après avoir pris le temps de voyager autour du monde en 2013 à la rencontre des Français de l'étranger, dont elle livre les portraits sur son blog personnel : www.allervoirailleurssijysuis.fr

6 Commentaires

  1. Anaïs et Bruno

    Salut Clémentine et Jérôme et bravo pour votre parcours, on adore…
    Pour notre part, nous rentrons tout juste d’un voyage d’un an et en lisant votre interview, on a eu un petit choc en mode « Mince, mais c’est nous! ». Hé oui car :

    « Nous avons 29 ans tous les deux (30 ans pour Bruno le 18 juillet!) et sommes originaires d’ailleurs. Depuis environ 5 ans, nous sommes installés en Alsace à Strasbourg où nous travaillons tous les deux dans le domaine de l’aménagement du territoire et de la protection de l’environnement. Nous partageons notre temps libre entre la randonnée, la photographie et les voyages, à chaque fois que c’est possible… Et c’est souvent l’occasion de faire les deux ! »
    Bref dingue!
    Profitez-en bien en tout cas et si vous passez voir la famille en Alsace au retour, on pourrait p-e se croiser 😉
    A+

    1. Clémentine

      Salut Anaïs et Bruno,
      ça serait un plaisir de se croiser au retour! Si vous êtes sur facebook, voici mon nom pour nous trouver : Clémentine DENTZ.
      A bientôt autour d’une tarte flambée alors!

  2. Virginie

    Super interview… vous allez vous régaler dans la vallée de vilcabamba qui est juste magnifique avec les balcons le chemin le canyon rouge , si l envie vous prend d aller à huaraz une alternative au santa Cruz il y en a plein la vallée d ishinca son glacier ses lacs glaces et qqs as envions sympas de 5000 à 5900!!! Il y a un français sur huaraz qui tient une petite auberge spartiate sur une petite place sympa mais qui est ultra cale en trek autonome ou pas à faire ds la vallée blanche !!! Bon voyage

  3. Pingback: Grande traversée de la cordillère Vilcabamba – Voyage en relief

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